Vendredi, 24 Février 2012

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Le général de Gaulle est arrivé à Londres le 17 juin 1940. Il  veut convaincre les britanniques de la poursuite de la guerre. Il rencontre très rapidement Winston Churchill et lui expose son projet de maintenir la France dans le combat quelque soit  la décision du gouvernement français réfugié à Bordeaux.

Le 17 juin au soir, le maréchal Pétain, nouveau chef du gouvernement français,  annonce son intention de demander aux allemands un armistice. Churchill et de Gaulle décident d'un commun accord que le général s'exprimera dès le lendemain sur la BBC.

Il est 18 heures, ce 18 juin 1940, lorsque le général De Gaulle lit son discours. Rares seront les français qui entendront l'allocution de de Gaulle en direct...

 

L'Appel du 18 Juin a été classé par l'Unesco sur le registre de la Mémoire du monde en 2005, où sont recensés depuis 1992 les documents du patrimoine documentaire d'intérêt universel, en vue d'assurer leur protection. (voir la polémique à propos de ce classement)

Une précision apportée par Sylvie D. :

L'appel du 18 juin est un acte fondateur et fait partie de "l'Honneur de la France".
Toutefois, il faut rappeler que le Général de Gaulle fait un appel à le rejoindre pour la lutte armée, militaire, contre un pays : l'Allemagne et non contre l'idéologie nazie.
A ce moment là, il n'avait pas pensé à la Résistance sur le sol français telle qu'elle s'est organisée.
Ceux qui l'ont rejoint ont revêtu l'uniforme et ont combattu sur le théâtre des opérations. Ils étaient "les Français Libres".
Les résistants étaient des hommes et des femmes de tous âges souvent jeunes voire très jeunes. Ils étaient issus de toutes les couches sociales, de toutes les sensibilités politiques de gauche comme de droite, toutes les sensibilités philosophiques et religieuses.
Des étrangers ont combattu aux côtés des résistants français : antifascistes italiens, antinazis allemands et républicains espagnols réfugiés en France ; immigrés polonais et arméniens,  juifs apatrides..